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mots dire

La poésie peut elle éviter qu'on s'écrie ? outré, fatigué, rallebolisé, désespéré :

DES MOTS, DES MOTS, des MOTS !

DES MOTS !

croyant bien faire le poète n'écrit que des mots , alors qu'il y faudrait bien plus, des épices, des ciels bleus des nuages qui dévalent les gris des claques qui pètent des baisers qui s'engouffrent dans nos langues et salivent des noirs qui cachent les voluptés, copulations aristotéliciennes sur le sable, déchirements érotiques des néons aveuglent le ciel, des placages dans la boue et des mêlées qui poussent en touche des barbies qui crient au viol vodka qui se croient limonade et des bouffées qui continuent à tirer mais des mots , des mots qui ne soient que des mots , écartelés dans une toile d'araignée imparable, ciselés et pattes de mouchées sur une page immaculée, non des mots qui ne soient que des mots le journal en est plein et la poésie s'asphyxie

il y faut des mots qui soient plus que des mots, bien plus que de ces traces de pensées qui n'éclairent qu'à la façon des lampadaires alors que c'est de la voie lactée qu'on veut téter, des idées fanées des mots valises déversées d'un charter et qui ont perdu leur adresse cassé la poignée et se pavanent éventrées dans les sas d'aéroport qui devraient se balancer accrochées aux verdeurs des banians étaler soutien-gorges, dentifrice, panties et accroches-coeurs aux sommets des nuages et de là aux risées du ciel trampoliner aux gouttes de pluie en salto arc-en-ciel raccrocher et le fleuve et le vert de la mer et l'amer de la terre se parfumer de mousses s'enivrer de vent et lécher les étoiles se caresser les mots jusqu'au coït virginal

pas les mots s'ils serrent les fesses sauf s'ils couvent

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