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coton de la voix


je peux rêver à ce qui m'agit
qui s'échappe de mes artères
Chère
qui rechuchottent le coeur
chairs
qui taillent à bout de bras les jours

les joues flambent du transpercement de l'oeil
s'enflamme au luisant de la peau patinée

la main donne l'air à la sauvagerie d'exister
le pas qui frôle rejoint les corps assombris
immenses à parcourir dans mon geste
m'enjoignent de te chercher
et te saisir à bout de bouche
au filet de tes cheveux emmèlés

Je me tourne vers toi l'insondable de paix
dans l'espace clos de mon corps
ma vie lourde maladroite
qui a désappris de vivre
je me dérange aux murs
à la lumière qui tangue
J'hésite hors de la chambre
hors du lit les pieds en suspend
je me retrouve dans les yeux
au seuil de ta danse

intrépide

voler tonner donner à toi qui relie
orphelin de cette vie morte née
qui refoule en moi
me laisse
intense
au bord de la saillie de ta peau

Commentaires

Nina louVe a dit…
Bon sang !!C'est boooonnnnn.

vivant vrai
Chris Vic a dit…
Ah...les derniers mots sont souvent les plus forts. J'aime beaucoup ceux de ce poème.

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