mercredi 8 octobre 2008

même
si on ne la connait pas
qu'il faut frapper à la porte fermée
interroger l'invisible
de derrière la

porte fermée
tu sais c'est pas facile , des fois
des fois je

voudrais la raconter
l'histoire même si je ne la connais pas

essaye
, peut être qu'elle surgira des mots
à l'improviste mais les mots me
semble vide, ils résonnent

à vide dans le silence
comme s'il ne s'appartenaient

plus
comme s'ils sonnaient creux quand je les entends
rire
alors

j'essaye de les additionner
et de là peut être que quelque chose
voudra

dire
tu comprends ?

oui
, je crois ,
je comprends le désarroi
l'histoire hurle dans le silence
et tu
ne peux pas la dire

Faut il se contenter de laisser vivre
ce qui pousse ou
déborde

prendre un certain recul et dire mon rêve
ma pensée mon désir
mon enracinement à l'horizon

ne faut il pas

se bander et propulser l'informe

et oser
le provoquer?

doit il ce désir attendre le moment

embourbé

doit il fatigué de suivre les méandres
qu'a fini par creuser la pensée
le
souffle
le corps

décrépi à force s'imposer

décidé à déchirer ce voile

virginal
qui recouvre protège ce que les yeux
et l'envie voient au loin
trop
loin

absent de soi.

agripper, passer au temps présent
verbe d'action
transitif acter

est-ce la poésie cela
destin humain que de se
satisfaire de la souffrance et de la frustration?

mettre le rêve entre des parenthèses de style
capotes
qui protège du frottement de la jouissance

ou faire le pas

et réduire

claquer la porte à la claquemure

se laisser revivifier par le vent froid gifle du réel,

mais qu'est ce, le réel
une surprise un élan
inattendu inusité une piqure de froid
une brûlure

et, assuré

sauter

bond d'un homme déterminé
du coté de l'incarné

homme que je me dois d’être

ce bond en est la condition
au seuil de l'air
accroché par les aspérités
du déchainement de l'entre-deux pas

cela devient obscur dès que l'on divague
on perd le sens de ce que l'on voulait
dire
et il me semble que je me perd
l'esprit me détourne
c'est sans doute la
difficulté de dire
rester en phrase avec le brut des mots
Tristram l'a bien
montré
à suivre les courants de l'esprit
la boucle entortille le vécu
et forme
une immense pelote

vécu rêvé inaccompli
tout ce que l'esprit et l'humain peut agréger
inventer témoigner on s'y perdrait et est-ce le but
il a
écrit le long de ses lignes ces failles

on en prend la mesure

mais est-ce d’avancer en attendant
en poursuivant

et enclencher se rapprocher

accrocher le filin au balcon après que le chant
ait enchanté la nuit et
pulpeuse la belle
ce visage aluné et le corps transi
en attente

la poésie surement y mène
et la corde les muscles bandés approcher du rêve
se saisir de ce halo et ...
là s'échappe la poésie pour un temps on pourrait
bien parler de Pan
de ravissement de rapt d'émerveillement
de big bang de
bigbande et d'étincellement sexuel ,

surement les mots trouveront la rive du sens
plus tard une fois l'acte
accompli et les sens au repos
l'homme augmenté reprendra le rêve
serait ce
que la poésie n'est que là
dans le leurre au sens où l'entend le chasseur ?

voulant dire que toujours les mots
accrochent la
métaphore
se servent du réel en miroir
contemplent au sens la contemplation
s'arrêtent

il faudrait que le mouvement se refuse à la distance
ou bien l'enjeu est il
différent?

nécessairement l'homme écrivant
se maintient il à
cette table ou éloigné
dos à l'arbre se plonge-t'il
dans le vivant en partage
en songe en vouloir-vivre?

sujet ne peut il vivre l'objet de son désir ?

l'objet et la peur détournent des mains qui veulent
saisir

déterminé il faut cette rupture mais aussi
l'engagement comme d'un combat car il ne suffit pas de rompre
il faut saisir,
porter l'entrevu
le peut-il
et le corps y suffit il

n'est ce pas justement l'écart
l'impossibilité la
difficulté ou ce réputé pour
qui me force à harnacher de mots
à reclure
pour laisser s'octroyer les lignes et les couleurs

et s'effondrer les murs de chair

est il poésie sans écart hors du rêve
sans recul

s'emplir du réel qui devient
bourrasque orage tumulte

émotion se renforçant en chair

et se démultipliant

prenant une force insoupçonnée
surmultipliée

mais je rêve encore

la poésie serait plus forte si elle se situait
de
plein pied!

ou plus sure
assuré d'une brassée
enlacer la plus que vive et en être
plein

certain

et l'exigence d'aller plus loin
toujours renouvelée!

se rejoindre

malgré cette distance
cet écart où j'avance et cela
recule

ce Cela que je vois hausse tous mes désirs
mais
je n'ose autrement qu'en vent
vent qui souffle de ce que je me crois
permis de mes tréfonds.

la vision d'une terre qui enserre
me rappelle à ma réalité d'exil
je peints cette rive comme un voilier caresse
mélancolique
les herbes et les mottes du rivage
l'appartenance pris entre la vague et le vent
saudade ambigue
entre empreinte et poussée des sèves
tellurique
le temps prononce la sentence
et matière promet des floraisons

les mots eux ouvrent l'espace
en vent debout
à la déchirure qu'impulse le désir
l'oeil dans la toile de l'absolu entrouvre
pétillant le pressentiment au vivre
hors de tout propos
les mots comme une liberté dans les blancs
deviennent la langue inconnue
ivre comme la brise
qui pousse et vibre au corps
car le sens et la trace
sous-tendent le piège
et pourraient ramener en arrière

c'est donc dans les vides
et le sens accordé à l'horizon
le chant improvise une mélodie
certaine et résonnent
du chaos du pas de l'homme
qui marche et déchire
le tissage du monde comme un passage

pris entre ces deux ancres
l'une amarrée et l'autre
fine comme une soie solaire
pris entre le devoir de fidélité
sûr de son tracé
opaque et l'aimant
d'une voile
ivre à l'assaut de l'ile
la mélancolie et la joie maligne
donne à l'oeil l'envie d'embrasser
l'absolu à venir

vendredi 3 octobre 2008

aura vive

mon nom morne le mal à l'âme

LAM

je chante une morna sans répit c'est que l'alizé qui enlace l'océan

oh primavera ,
première vérité du voir

l’éclatement
avec les rayons de l’aube
enluminures
comme l’émergence des lueurs

hors de la nuit la proie en dormance
le terreau vêle aux rayons précoces

et irrupter !

en advenir aux rêves
effacer la prépotence

écorce mâle du dépérissement

prépuce virginal des défloraisons sans retours

écluse levée vers la redondance effrayante

l’été assaille
la sève assèche en défaillance

l’air escogriffe au désert

En résonance lumineuse le monde en bosse
s’arqueboute
les feux aux couleurs
éveillées
l’éclat diffuse
le mat étale

reliure sur le métier à tisser du voir
à la trame de nos sens
la source jaillit des fosses ombrées

en cristal
en aube
finalement
l’or et l’émeraude
enluminent le doux balancement d’un conte
et bercent

le phrasé distillé
intitule une soif dans le voir
les voiles d’une épopée
à la conquête du jour

rythme et souffle comme un vent sans limite
ouvrent les crevasses de l’ombre
une mélopée dans les mots chante l’être au jour

le vivant
entre corps et ajour
se tiennent en radiance
les tâches
en acupuncture subtile
dérivent les alvéoles d’une eau

vague au sable
dentelle portant l’algue
plancton de couleur
qui en pigment déterminent l’espace
et teintent

clarillon clair recouvre le plan du couchant
restes parsemés à la surface qui recueille
comme en ile
s’accrochent
les points du réel
qui s’attouchant
accouchent
le bel imaginaire
sanglant toute voile dehors

dessine la carte
au parcours
le trajet
enchanté
les pas en brassées
zèbrent
l’aval en franchissement
s’inscrit dans le passage
vide
qui hors de la forme relie
de houles
en heurts
les pointes lumineuses en ligne de contact
la force détendue
s’illumine aura

entre vue et toucher
vive la danse de l’oeil préconise le mouvement de l’écorce
à déchirer l’espace

foyer vivant à l’oeuvre

une luminosité
un espace
voir le monde comme lumière vaste
étale
les éléments majestueux entrecroisent la couleur
opale
simple son du mot
dans l’espace signifiant
redonne au regard sa pensée
proche des toujours
le visage de mer atteint au ciel
et mélange
espace
ampleur
où l’humain navigue
le sourire observant la danse
traçant son orbite
bleue

immense dans la vague flotte
il pense à l’immensité
son corps devant la mer le regard perdu
de crêtes en crête la tristesse l’étreint
mime
ce manque comme un murmure

en vague
l’instant mire à l’espace
incertain

les lèvres ouvertes
les abeilles pollen se ruent à la fleur d’une paume

ce creux de dune pourrait être une eau pourpre
mais elle descend en creux violet

crescent crépuscule

à l’ancre du mot
le moment se laisse aller à rêver
virgules qui le séparent

s’étalonner comme une écume musicale

inclu
de vague en vague
de creux en creux

les yeux mêlent
ils s’en souviennent
et le corps s’humecte
trajectoire
à l’arc en cercle

en trombe l’eau lui dit
en vie
lui dit la mort pour l’instant réuni

radial
insoumi
le mouvement incessant lui plonge en songe

réitération à l’excès

accent
ce temps surgi sans temps
s’accorde aux gouttelettes
le font bruire

par ces saccades déhanchées
le corps à vivre
sabre à l’accord

à l’intense du vide perclu

l’écart enlace à l’ensemble
ce n’est que là où se rejoindre

quoiqu’y vaille
quoiqu’y aille

la cime dans les creux murmure
l’inaudible que cet indescriptible

les mots libèrent en vrac la profondeur inouïe

le dessus en écaille
le flanc tendre
pulse le remou d’eau

météore
les milles reflets en dessus
mille flots quadrillés
vent en dessus

tranche

le regard s’en vient au ciel

oiseaux s’y planent en vol oblique

vive géométrie du sentir
axe alors qu’il s’épanche

en dessus la terre le soutient
droit fil de l’eau
refuge
cette sombre inclinaison
décline

le regard dévié
la pensée
l’issue de la nostalgie
s’accorde au foncé
qu’il sent retenu dans les resons

la phrase à l’œuvre ne peut rendre ce seul son

elle s’écartèle comme entre les cartilages articulés

du fond au fond qui le résume s’il le fallait

il pense qu’il ne peut résoudre cet écart qui allonge
il pense qu’il lui faudrait devenir mouette
pour raser tous les hauts de l’eau en air
il lui faudrait sonner noir de son
pour astreindre ce couchant en accord

tracée vocale

transpercée pressentie que l’oeil lui renvoie
de loin cette trajectoire en rebours

elle lui semble plus vrai qu’une construction à boire

il faudrait écoper au ras des jours
pour demeurer à flot

sachant qu’il faut
tendu comme un arbre creusé
ramer pour arimer

le son la vue le geste la caresse et l’élan
lui permettent de sillonner l’endroit en vol

déchirement
l’en-viol lui semble
sans sens
dé-libéré

il faudrait résoudre la contradiction dans les temps
souder l’aléatoire dans ces mélanges des contres

répartis

tout embrasser dans un feu résilient

en marge des gris
les noirs se foncent et rythment des clairs

l’étoupe
la voile étire et touche à l’air qui l’enfle

aléas marins et vents de glace
parlent d’une chanson
les deux ailes en étoile
si remuer à la lumière étale

c’est embraser
l’espace au dessus
se soumettre à l’accord
échapper à l’étroit de ses bas
à selle de cheval éperonner en dent harpon.

l’émotion étreint en écoutant le chant ravir la beauté

s’ouvrent les roches
les rousses douces sur l’aspérité

la mer en rive
gonflée dans mes paupières

mon ventre rythme la lancinance
mes lèvres en drapeau fières
ma langue le fer de mon à pic

lèvre et yeux se fondent à la brume

et rêve

sur le roc dressé
baton de voilier
planté

au loin la poésie et la voix riment à l’âme

pantelante

en écart

le visage
eurythmie
élancée polyphonique
les voix
tissent une histoire unique
en fond
le visage
en métamorphose obstinée
chante

en chaque femme
la fringale du corps
à l’orage du regard

en rire
le visage
ponctuent
des cents renoms

aux pigments
d’une peau
recommencée

en arbres
les corps
aux velours des collines
s’accentent
les roches
en percement d’aigle
les ailes
fébrile aux bras des étendues
en équilibre
désordonnés
sur la poutre des temps

les regards
s’échouent
sentiers
les corps
rebondis

toujours les mêmes

mon nom morne le mal à l'âme

LAM

je chante une morna sans répit c'est que l'alizé qui enlace l'océan

la grogne furieuse semble rieuse à la dentelle de la mer
mais parfois la vague comme un mur s'élève et c'est le cri

soudain la masse cogne et se soulève violence
ultime le choc évanoui le baiser soyeux de l'eau au sable

danse enjouée hante la détresse inavouée du frétillement insolent

en déhanché la caresse hypnotise l'eau au rivage

les roches sont déchirement subtil du décolleté et tambours de rage

répons de vagues en vagues la voix rauque ramène le souvenir à la terre

au loin au gré du vent le sel épars éparpille l'horizon

la voile au loin sari
s'enroule la femme éternellement au flanc de l'eau
le regard couché sur le couchant

l'entre-deux eaux fuse la lumière de l'air
la chaleur bat aux tempes

son écartèlement

cette envie de danser pieds nus sur le rouge et se fendre en bleu pour un peu plus de vent vert

s'étendre en gué de rire en opposition farouche

morna , je dis ton nom,

farine d'étain à la berceuse

l'am au mor,ne

© Lam , journée ouverte 2000

blanc nuit mer ....soleil ombre ,

partir
la légèreté gracieuse de l'ile!
et la courbe féline de celle qui mord au coeur

elle enrobe son charme comme
le lierre mord l'arbre
creuse le sillon d'une parure baiser

farouche la beauté
obstinée
n'a qu'une peau elle rappelle l'eau

au matin

le regard n’est pas neutre, le voyage met en regard, qui se développe, pulse en question et là sur le lointain

porte s'ouvre sur le proche

porte, pas plutôt question sur le lointain quand proche et le proche quand lointain à moins que fenêtre se pose sur tout à fait autre chose.

c'est aussi

l'ile

à laquelle il faut revenir ,

revenir

l'ile ,

cette réflexion de ces deux mots en ressac, morna ou morne m'inspire, oui en pleine "l'ici "mes ailleurs " alors nettement que la distance s'estompe que la correspondance est indubitablement voila que ceux que j'ai choisi d'écouter disent que non

qu'il faut revenir à un point sans doute ineffaçable, en tout cas,

trace

non les z' ailleurs dans ce cas là partent de l'ile et il en revient

quitte à attendre face à l'océan témoin qu'il n'est pas d'ailleurs sans ici

un petit livre vient prolonger l'indubitabilité de l'ile

la grosse ile l'Afrique retient encore comme le dit le poème en tresse.

donc... même ile reste la pauvreté, l'humain qu'on attèle et la pauvreté la désespérée la place que l'on nie à ceux qui , qui ? aux autres! ceux qui ne sont pas dans le là, disent / pensent ils , une preuve éclatante encore de la frontière

et la spiricrasse nonkenon je n'ai jamais pu me guérir de cette rogne pugnace : je me déterre hache de guerre,
ce nonregard dévisageant l'autre lui le tas de chair en carton qu'ondule qui devrait être le frère, le voisin , l'autre , que l'on croise en miroir , brisé comm' dit glissant Berger

au regard pétri de sel réel autant que de rêve paillette

la rencontre four du réel est la boulange
pain peine
trop cuit ou à peine flammé
cramé et lavé par le vesuve
en tailleur au centre d'une pièce vide embaumé d'un senteur lavande chimique
seul , écarté du regard et d'une main qui tende...

man on the moon 1, 2 êtcétèrra, etxe Terra, essais te taire, et ce ter être est cette terre cette terre qui sera

dans le regard main d'un ombre qui fuit en courant le long du cri

la nuit car c'est la nuit que les pieds voient...

Amina

Amina


Amina, c’est le nom que je te donne ,
sa farine touche à toutes les rives, je n’ose les dire,

la peau s’éclat soie noire
comme nuit au soleil, elles pourraient disparaitre,

ce n’est que fruit et fleur
abeille mutine à rive d'elle
une carte marine
charme
sombre
la profondeur océane

les plis de la bouche touchent au bords de l’ébène
cœur mûre
l’œil serré
la peau brune
les veines d'un noir bleu de lave
lisses tes cheveux ramenés comme deux mains saisissent le ciel

geste alangui
ce rouge carmin s’accorde à la pigmentation

isthme
le ciel déferle bleu
profond
comme la mer
rouge fébrile
ou tes vagues murmurent séisme

entre les émeraudes qui te sont
seins
azur opale
retombe la courbe en frisson
tes doigts
presque en frôlant se joignent
éparpillent le parfum

la magie rose âpre violette mendiante de la journée
tu viens luisante
unissant ton et son

un coin de chaleur entaille le malheur
illusion et connivence de la beauté

Amina
ce bref instant s’épelle de toutes les voyelles,
sève et âme
murmure
salve douce et eau qui gronde

tu te répands pollen aux sourires de l'air
tu te vagues si vert au creux si tendre
bleu profond transe de la peau

marine à fleur de vent
l'humain aspire en sève
femme le brun rappelle l'eau à la terre
elle
baiser
elle
gouffre en peau

elle une brise rappelle les lèvres
enroulent le poids au seuil des yeux
mer elle aussi fleuve

en brin sur l'éclat calme
profond
qui te regarde embrasant

elle
Amina

la tige ploie
vers
toujours en mouvement

comme ces brindilles d'eau qui feu se survivent en lac
immanquablement
l'horizon est fusion
d'une ligne violette
entre les deux bleus

qui en frémissent
qui se rejoignent
je disparais
et dire
revient
bouleverser l'ordre

d'indicible volcans souterrains
juste une ride comme une lèvre au coin des lèvres

comment y croire
les ailes papillons en déchirement sismique
de brin en brin
incrédule
l'herbe brune
embrun comme la rosée
silencieusement
permettent la tendresse

vert
la tendresse dure

améthyste rouge
rouge rouge
rouge rouge cendre
rouge vert de lave

au large
sur le bleu
rouge teint
rouge fin
rouge reins

rouge brun de seins
eau de sang
et le noir
clos
le socle de l'eau

ùclàt


rouge
l'amour
rouge
tendresse
rouge
rose
robe bleue
le flot
rouge
garance
la radiance lisse

en éclats de rien
le cercle des verts
l'émeraude s’ajoure
à l'opacité
violet de mort

sur mon cou l’éclat cramoisi des souffles
rouge noir et bleu

aplat
pale
est ce le reflux
divergent
s'illumine
en moi
l'eau bleu de vert et subtiles
veines rouges

rudoyée
sinueuse eau
verte
si bleu
le rouge défend
et meurt
interroge
et renonce
ferme

rouge de mars
onde et rive
le demain
éclabousse
le vivre

s'absout
se retire noir
et brun
violet
et vide
plus rien

est ce le feu cette touffe cendrée
le givre dissout l'étreinte

la violence du choc fut telle qu'île en elle
en trombe
le bleu soudain par l'éclat des yeux
évanouit
le jour

allumé
le feu regorge d'amertume
cette ride à l'espérance

astre majeur
le gouffre tombe aspire l'ajour
rive
cette déchirure
embrun
à l'écrin indigo

fine seule et belle
le rire d'onde plissé en œil
la fin hisse
se retire
désir
désabondée
la joie crie

terre

fragilité d'opale
cataclysme majeur
la secousse
fissure en bris de roches
d'un tremblement
la vrille spirale
en chute de fuite

est ce définitif ?

l'entrejambe de sang
desserre le licou d'hypnos
de la vague meurtrière le désir ravage

c’est un fil tendu perdu aux lèvres de dédain
flamme

corps en offrande
les courbes se consument dans la douceur

eau scille sous le fil de la brise
orangée claire
l'iris
lumière

l’éclair
sous l'indigo sombre ramène les thrènes de la tristesse

comme des pétales de nuit

le sourire éveillé aux aubes caressantes
rassurent la forte prise
les yeux
la bouche en étrenne
les longs cheveux comme deux bras étreignent

parme vif des doigts caressent s
oleil rouge
aurore du bout des seins

dans mon corps se tremble une émeraude
d'eau
dévalent les grains de sable
cet émiettement de cristal

le corps
d'une seule larme s'étrangle
et
reflux
la joie désespérante
je

mon amour
ma source crépite à la surface brune.

Parfaite concordance et spontanéité chromatique
l'absolu
tout ensemble
intercède

cette constellation de braise éclaire
les tisons d'un épanchement noir

Amina

mot question mot douleur
nom montagne splendeur brune
sereine
océane

j'agite cet appel comme une trachée de lueur
comme un autre mot pour dire aime
comme une voile havre du vent

tresse à traversée ou nœud de plancher à mature

comme synonyme de l'ampleur

la vague immobile dans le surf du temps

Amina

trouée du vert à l'aplomb d'une certitude bleue
ligne de flottaison

rouge vive
fleur brune d'une renaissance

flanquée de l'absence magnifique
trois mots-lyre
marquent une survie


le grand fleuve

LE GRAND FLEUVE

1_le-grand_fleuve.jpg

Souffle de l’œil

la respiration au rythme de l’air
souffle
la peau le sang
sourire aimant
sédimentation rend l’accord
enferme les paupières

replier un genou
s’aspire
se déplie
s’évade
circule
libre à corps

JE

me retrouve fier du grand fleuve

la terre sur l’air
accroche à la peau

JE
la bête
indomptée
sauvage
hurlante

moi l’homme du grand fleuve

bat mon cœur
tangue mon sang

les strates pierre à pierre
ma langue rive à mon exil

la fourmilière
ronge à la tâche
et nomade
la terre

liberté d’être
sans autre frontière que

tu

même

puisque

mon peuple
le beau souffle d’une flute

puisque

je

la parole forte du sang bat aux tempes



de partout et d’ailleurs mes frères
peuplier en lance
aigrette
air fier en bec

parce que
la terre
la seule patrie

parce que rien qui entaille
ferme

LA TERRE

trachée de ce qui coule
ni arrêté
ni encagé

puisque que ma tête est dans le bleu

que mon corps noue comme un arbre

JE

le roc irrigué de mon eau

parce que poussent
les fouletitudes d’être
gigues de vie
que je ne cesse d’être

parce que non la peur,
parce que non la laideur
et le confort inutile

parce que JE

par ce que poisson
dans les flots du grand fleuve

le long de l’eau en ramage
les rives talus en ramure.

pines_a_500.jpg

Il y avait la danse

au feu
du chant


les deux mots tronc

si simple
si libre si plein
libre
car fidèle à son étranglement

et qu’il creuse, creuse

et la force, l’accent de la terre
l’empoignade des roches
la giclée
l’entaille
le sang raille le son sourd
la résonance
il s’en tient à ripaille
saillant refus de renoncer


semonce

s’instille sang
hématite fer au rouille
en bâton qui tape la terre
au corps se sait
noueux cordier
cade coude soude
et rompt en avant
de là
rebrousse
et tonne s’élance

en flèche
deux pieds rieurs tiennent à cet aimant

semences

quand je m’endoute

ma déroute route broutent
les uns brament là
ni vérité
les autres
tannent mon cuir
à tordre

leçon
comme pique

les rencontres machanes viennent bousculer mon sang


Il

qui se souvient
et
immobilité soudaine
sous Terre Reine

et tu

le chant magnétise de a en b en r en h en t en haut plané
pour chant
circonvole et plane
se repère la tête au nombril
le dit le chant les pieds au corps

le chant danse se tait se sait

qui tranquillisé d’être

merci grand Jean
merci la chaleur du geste
merci la mort amusée en encre vite zébrée vibrée en_esse

ne jamais plus sans cesse de parler

en étoile en branche en neige en roc en fil en lin en joie


se défroque
l’art
souille du roc à l’arbre
griffent les feuilles à l’étoile

large

siempre s’encre
homme art
homme tambour
homme plume
homme chant

orteil grasseux et poils
Tibia verrouillée en peau

rasseux

mes montagnes à rives dansent au saut bélier
âtre de mon chant

Temps

cat_500.jpg

Ris

ban

belle

essaime

de froid
ta hutte de paille en rime de feu

même argile
m’aime
ton corps

craquelé

sème
la poussière
d’ambre

fille au désert

ma serine
ma voix belle

sirène
de fil en fil
mon goût cerise

iris

tu ris ma belle
la pluie te brille les yeux
bille et doux
s’entortille le rêve

et casse

la magie au corps
souple vase
et large
en crin le dos
bas
mon vert s’empoussière

ma peau
en dessous
s’ébroue
le rose
s’effrite
et je tousse
je shoote
toi qui
me venin
qui m’ardente
en mouvement
en avant
en écharpe
en devant


pierraille
sable
crabe
je m’écartèle en j’avancement
je recule
je m’enterre en ventelle
je me relève en bourrasque
je réitère
je tournoie aux cimes
du grain je dort
sable d’argent
eau qui ruisselle

les carreaux de ta grève

eau

ma bave filandreuse
eau cille
et je dune de ride en dune

la soif aux talons
les côtes en archer
et je tire les pans de ma rame

j’arme le bras en pagaie

rive en appui
et j’efface
j’oblitère
je me terre
à taire
à terre
à mousse
eaux

je bois
je te vois
j’irradie
je me relève
ivre

os

limon m’aime
à la vague flotte

lion

je m’appuis
à l’age
ra
m
age
à l’envie

dos
o
rivage

1pines19.jpg

Le vent d’est en ouest se frotte aux vagues

hOmme Mage
l’oeil en sourire
oblique
roches éruptées
en sang
l’affirmation singulière

le grand vent de langue
insuffle l’opposition
défie l’encravaté im-monde

il répond en braille

le sel
la ligne océane
marée mauve
les fleurs de lichen
les pierres
roulent
aux rousses douces

ici la mélodie
foudroie au chant
elle tournoie
et mire en rond

et danse

s’emboîtent les deux barrières
montagne et mer
à grande plaine osseuse
Les mots couleurs
au temps qui braille

sifflement câlin
le schisme
en désaccord rugueux
l’accent surgit en taille
et raille
le parler
l’arrière
irrigue un fond ancien
creuse
une ripaille
balafre
genêts de gouaille
faille
où roucoule le grand fleuve
Outre vagues
la langue se retrouve en tempête

car ici et là
le pays
se retrouve comme en ses sources
fausse rage et talus des crocs
la rive se fend en air
le charme hôte de l’age
s’entrefend le mot
Aurore

je me réjouis
je me rejoins

mon dense ailleurs

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caillasse au pied de bois

feuilleté d’écorces
les trachées ocre
s’anglent
superposées
en taillis des rocs

pierres sèches

les anfractuosités vides
et la poussière
qui s’en mêle
fine

le pollen pigmente les vents cyans
essaime aux grains des troncs

migrations des éléments

nervures réfractaires
éblouissement sournois

le bois morcelé

réouvre la poussée

se creuse des vies aux ombres

ténèbres fastes du pourrissement
pérégrinations de ce qui se devine en larves

les filaments se pendent aux verticalités
souples
filandreuse
atomisation en blancs entassés

comme une ville grouillante d’Afrique

molles
les mousses s’humectent des verts

à jamais les mêmes

variation
à l’infini de la tendresse

et la
conquête

Taj Mahal

creux dormance
recreux éruptif et rupture des lichens
en rang de branchages lunaires

épinèdes

arrachement brusque à la fécondité
écrasé en mares infimes de sang
accrochage virulent des règnes

parterre d’aiguilles
tapis comme une prière
muette
une fois à terre
rives cimes en déroute
stratifiées
un passage pour l’éternité
s’apprête à se dissoudre en humus

défécations des chèvres au stries du chemin

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Flûte peule sur un solo d’Ali Wagué

framboise dans les brisées de l’air
cramoisi d’embrun où perce le bleu
fine pluie en gouttelettes épiques

l’air se gonfle et s’éructe
la mélopée triste s’insinue au vertige

obstination dérisoire
des troncs en creux s’échappe les libations libres

l’arbre chant se convulse
les parallèles
épousés
disloqués
effort forcené de phalènes
hors de contexte inexplicablement
file de nerfs boisés le long de ces graviers
grave
en souffle asséché
livré à la gronde douce
je croise
j’écrase
fourmis pattes à pattes
se déplient en caravane

ruban de Lune
petite pépite criarde
l’oiseau
m’interjecte
le tronc
l’aiguille
le sol

à l’intersection
anguleux
le vert le dispute au rugueux
l’appel impitoyable de la faim
boire au filet d’eau
sous la touffe émergence
du gouffre
le soleil s’apitoie
et aboie
se dispute aux étoiles

au noir
féroce
jaune strident
la mélopée d’argent inlassable
en roulade circonflexes
tue
une fois
frappée en aigu surpris
endigué
jaune
d’un son jamais interrompu
ces pointes encrassées
duel dressé aux béances vives
bleu jas
é par l’île versante

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vent vertical

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un vent ouvert à la terre
secoue l'élancement des troncs
en désorientance affolée

les pins
épousent les râles du vent
l'aloès
s'étoile en fleur amoureuses
tige en mât
de senteur ébouriffée


pousses aurifères

rouille
au roc
en touches odoriférantes


je te vois
allongée
au rouge
assoiffée de bleu

à la marge de l'embrun
en écho au chant de la rive
trilles violettes
sous l'algue évadée
au vert
du bleu élagué


mon évidence
mon regard d'Orion

pénétrante
au filtre vif de ta lumière
les replis de ton parfum
s'insinuent
comme aux pores de ma vie
incurvent ma douleur
à la chaleur

rouge

au trait plein de ta couleur


tu t'assoies
au gouffre tranchant
sur la roche émoussée
épousée
en pointes rosées
sur l'éclatement volcanique

les pieds rêvent de l'eau
où serpentent
vert tendre
comme au flot du courant
le cœur
porté par le souffle carmin


tu t'ébroues à la brise
au frisson
du clair sur ta peau
piment doux
ma surprise
en perles salines
murmure en tressaillant
ton effarement

tu minaudes
à l'inconfort de l'air
giclé de repos froid
caresses boutoir
des rayons blonds

se farde
la lumière insulaire
se garde
en déchirure solaire
s'épure en taches
au brasier allumé

S’égare à l'indigo
étal à l'horizon
se meurt
perdu en eau bleutée



Le rut de l'air
battu
se rue
en écume contradictoire
au bond de cristal
au vent vertical

Par delà le noir ancien des profondeurs


regard ricochet

l’eau
l’espace
se soumettent
au blanc
perlé de la distance

coché
à la clarté
noisette
de tes yeux
luisants
au projet
du lointain
dérivant


la fraîcheur m'attire
je dévale
de pic en roc
à l'outrance du corps

les muscles
à l'aise de l'eau
se détendent

se referme sur la peau
s'écrie
s'ébat à tout rompre
au fil glacé
du libre écart de l'onde


l'allongé
résiste en caresse
s'élance en coulées fluides
enjoué
trouble mouvant
survit
en embranchement
des plaisirs

je perce
le trou de sable
ce ventre d'écume

je défie
l'étendue tendre
qui permet
à l'œil
ce que le profond
réprouve


la densité sourde
m'accueille
à l'ombre cachée
qui attire à moi
la sirène
nageoire du mythe


mon élancée
ma vitesse
tu te jouis
dans la trajectoire
à l'accord
à l'ivresse
au flanc du rire

homme éblouit
dans cette étreinte
je te cherche
au loin
dans la nudité

fétiche calciné

FETICHE CALCINE

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Je me tourne vers toi l’insondable de paix

l’espace clos de mon corps ma vie lourde maladroite a désappris de vivre

je me dérange aux murs à la lumière qui tangue me retrouve dans les yeux au seuil de ta danse

intrépide voler tonner donner

à toi qui relie me laisse intense

au bord de la saillie de ta peau

allumée alors de soleil d’étoiles qui brillaient englouties de béances à l’horizon de la tendresse

ta beauté fraîcheur au bonheur de l’eau

dans la volupté de la chair que cachent les torrents dévoilent la tendresse

droite comme une liane large comme un fleuve ondulation les pas lourds

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ta générosité souterraine
t’y mirais tu ?

les corps ma transparence

sont ils aveuglés


déception ou mirage
sont ils carnassiers
sont ils colombes

tourbe
ou puits de plaisir

criants silencieux mais torrentiels

nostalgie linceul du bonheur accrochée à mes gestes

ta beauté que tu portes dans tes yeux que tu déambules dans ton corps que tu tais dans le silence

me sauve de la perte de vue m’ancre dans le vivre comme une source

l’attachement

mon corps comprend a le vivre de mon idéal qui me trompe de mon désir qui est espoir de mon frisson qui est mon désir que mon esprit ne comprend pas qui reste à la surface

je transporte avec moi cette interrogation

le silence s’est refermé et n’offrira jamais de réponse tenace dans les recoins de la mémoire météorite désintégrée au contact de mon désir me laissant dans la question

la trace phosphorescente de cette filante à troué mon présent éludé la question-caverne et luit à perte de vue

comme un reflet comme une ombre portée

en retours

tu portes haut la question dans le vertige en corps de la non-réponse

peut être tu me laisses mélancolie enferrée comme une mémoire vaine et dormante

tu ne subsistes que comme poussière déposée par la vitesse de ta vie comme un pollen irritant et nourricier

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à chaque cri un peu plus affirmé
la vigueur du corps s’étale comme un défi

mais le silence m’a rejoint

je regarde hébété le crieur de vie hurler dans le silence

sa voix est un souvenir qui n’a pas d’écho

ma lueur interrogative croisée d’une barre à l’envers de toutes ces vie dont je suis une au passage d’autres qui se poussent sans hésiter

creuser de mes mains en sang ce trou où me planter

enragé de ce goudron piétiné sans autre issue à raidir le sol

sans couleur

ma rude argile d’homme mon asphalte hyperactif aux veines de mes jambes

je propulse l’affirmation du désir qui tressaille de la dureté d’exister à hurler la seconde qui égrènera le fil de toute ma vie

aimer à se brûler au brasier dès lors seule la morsure brûlure est vérité

à l’attise de l’air crépite ce qui doit s’anéantir en cendre

dans la combustion passionnelle le vent froid du mensonge comme opposé au brûlot le foyer inversé au gel

ligne

qui sépare ce qu’ensembles ne peuvent concevoir

à la veine allumée sous la voûte gonflée de l’univers en étoiles irradiantes atomisées de vitesse féconde

rejouer le contentement de se savoir au cœur

échapper à l’ordre implacable qui régit la poussière

effacé

comme la trace mortifère du présent rugissant sous le fard de la joie refoulante à l’éveil crépusculaire

naître

crier

transmuer le réel au charme ranimé Taire l’espérance au secret amniotique

dans le souvenir insondable le filet nourricier le confort infini dans la matrice de nos mères

se retrouver dans la non-existence des choses relié uniquement par le fil du souvenir

à l’écho intemporel de l’évaporé écarté du solide révolu

l’incarnation rompue de son attache te fait flotter

illusoire

ta souffrance aveugle se heurte au mur du vivant trébuche sur les baisers qui contrarient ta mémoire

envenime un amour qui a cessé sa trajectoire devenu poche de pus dans le vif de la chair putréfaction insolente de qui ne veut pas mourir

à rester ancré dans les plis du temps

boucles achevées

tu te replies à l’envers d’une barre qui dévie le cours de ton sang

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invocation

INVOCATION

(2003)


Ce sont les lieux

les lieux mêmes de la forme







L’homme et ses vies s'y développent

dans une intimité avec la terre







Terreau tournoyant

vert
et
terre





Où le visage de l'homme en sa glaise

devient le lieu



Reconnu

Ensemencé

Indissocié







Miroir de l'homme
en sa perpétuation



le lieu de sa germination





mémoire à travers la matière
sonorité d’une langue ancienne
inarticulée


l’écho
en est cette empreinte

brute
massive


ancrage s'impose dans l'espace
crée espace



Air
eau
fer
roche
feu
métal
pierre
arbre
forêt


vibrent d'un souffle archaïque





racines imperceptibles et immatérielles




plongent dans le corps de la terre
à travers le sien propre






la voix s'élève

cisèle le rêve
dans la masse du monde




dit
ce pressentiment d'être

au vent de la forge
au murmure de l'air
ouvert

vers
l'immensité d'être





Se
mettre à l'abri de la pluie

des vagues du temps

Me transpercent de la vie de la terre

Cosmos

Me dessèche

Me ride

M’oblige à être vivant .......!






Mimodrame du dehors

Langage se déploie

Se fonde lui même en sondant sa chair

Relation le maintient dans son espace





Folie qu'il recèle pour se rejoindre

Lueur de ce deuxième visage

Masque peau de terre

la source au fil de ton eau

t'irrigue à la voix de sa pulpe




Masque

Vérité qui remonte de ton sang

Artères de sable vent

te dénude

la transe

dans ton chant

s'égrène à la voile de tes strates





Identité

Clameur évadée du combat de l'authenticité













Voir ce qui se meut

Le geste

lance un chant

une poétique

À la croisée

de la nature

et de l'homme







La voix

aspire l'espace

La lumière

projette cette lueur

vigueur
et
présence

dans
ce rythme






Rythmes

Couleurs qui battent

Mesures qui accordent

Matérialité ancienne

Lumière dissonante


Palabres

Mélodies

Cadences

Champs

Chemins

Lisières


Entrevus comme un rêve
dans le corps de cette voix



vieil aède
à l'ocre de la terre
ouvre
l'espace de tes pas


L’écho dans la mémoire
s'accorde
à la réminiscence


Ciselé

Scandé

Tissé

...origan




La nature
est le lieu de son enracinement

Filiation

dont il porte témoignage en le redécouvrant







Voisinage
de cette longue habitude de voir

Regard
qui se penche

creuse

découvre
au sein de la présence






Paysage

Lieu arpenté

Déambulation

Conversation intime

avec

ce qui y croît

marche

qui

puise
à sa source

meurt

brille

et

s'y cache






Ce que lui voit

la sensation

Mouvement

qui le sort de lui même

et lui donne sens

en l'accordant







Lumière
qui donne vie

à ce qui s'anime dans
la couleur

sentant

affirmant

scandant

son enracinement

Signe
qui exprime

à travers la marque
du vivant


Relation

à ce qui vit

établit
présence


Couleur

Parfum

Forme

Dessin

Mouvance

Flagrance

Absence

Ombre






la forme abstraite
comme
un mot
dessine
le contour






vie interne
à chaque chose

mouvement du dedans

danse
de part et d'autre

dans tout ça...

















Terre
qui le nourrit

romarins

senteur

qui relate à la couleur

au souffle

des rouge

bleu

vert


Cristal

Câlins d'or

Soleil

redit les épices de la vision






luz

de

tout

ce

qui

y

vit

meurt

surgit

et

s'efface







un désir
tourbillon
frénétique

Battement à tout rompre

Pulsation

à l'épuisement
de ce sang
bouillonnant







Voix

Étreinte

ivresse de la couleur

qu'il porte en soi

et rythme au dela










Une poésie
des sens

Musique
de la présence

s'élancer dans cette danse de Shiva







Sentir

respirer

rendre son pareil à la vision

enchantementambourrinement

insensé de ouiiiii....

je suis vivant ...






jeu de deux

AFRICAINE

JEU DE DEUX … MA DOUCEUR






Noix de cola





Fil de souffle de toi a moi






Jeu de deux...ma douceur

Diwân

Murmure dans tes boucles
à la soie de tes lèvres






Africaine cuivrée

Le ciel
rebondit dans tes yeux






Et y laisse son empreinte

Signe de toi






Ton corps de liane

m'enroule

m'ondule

Piment vaudou






écarlate

à l'or de ton baiser

splendeur boubou






à l'opium de ta peau

parfum de ton secret






Mille saveurs senteurs

Le long de tes hanches à ta bouche

Déchirent ma chair de jouir






Ta bouche source fleuve

M’attire M'enlise






Ta croupe chute de reins

Ton ventre marelle

Cascade
de ton sexe à ta bouche





ivoire

au nectar de ta source






à l'arabesque de ta caresse






Cœur frémissant

aux mailles de tes doigts











Stella d'azur fontaine de cristal






Pas de deux






Balancé






Ouistiti

Sourire au corps du rire





Songe dos à dos






Tension tendre à t'attendre






De part et d'autre de l'eau






Douleur corolle à l'aube de l'air






Minha maï ...la fleur

comme un baiser à la terre