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tabula rasa
forme blême cristaux de givre en alignement
oblique
cet épouvantail comme une larme
pend en haillon de fibres fines
la déchirure hagarde sol de gel la brume lancinance brise vif
assauts
flancs entre l’air et la terre qui dort
est ce l’humidité cet étouffement d’un temps ressassant impatients trois temps raves ramènent au matin l’incessant
vague voile de ce qui ne se laisse voir
parfois la langueur s’enrage et viole le temps qui stagne
rupture frêle
ce trajet parfois permettait des percées et le silence débouchait sur la lumière blanche ,
au loin une aspiration
rochers cordages ou crissements violoncelles
un départ horizontal au delà des brises à terre étal un amas de roches symphonie et la douceur cristal les neiges abruptes peut être
une niche au creux des vallées au pieds des blés
deux poteaux d’angles au toit parsemé de rouge
le chemin est à prendre se perdant dans les baies sauvages
mûres et chênes atlantiques au son du merisier de taille élancent le pas à marcher
à pierres vertes et herbes
frémissements myrtille un rythme renaissant

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( après une lecture de John Berger , la forme d'une poche, fage) attentiste, il se promène et hume , lève le nez , sa démarche indique une danse que son esprit impulse en tangage , ou est ce le corps qui se soulève comme porté par des vagues , là de terre et d'air , une ligne souple trace la marche de lave quant obéissant au principe en fusion elle se frayait un passage au travers, coulant sur , réfractant le réel sous la chaleur , poussée , irréfrénable , c'est l'œil qui erre , libre on dirait bien mais finalement promène l'éclat à la rencontre , de , question , ce principe vaut il, y a t'il fusion entre cet incandescent et ce passage qui, forme , au contact cette ligne, mouvement en onde que l'air et la trace déchirent, voir , sans doute c'est ce que l'oeil cherche à faire , c'est pour cela sans doute qu'il erre et qu'il est à la recherche, en point de rupture, de la rencontre, il dévale la pente, se suspend aux brindilles soudain ce...

brâmer

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Le peintre sillonne le paysage, il aime à parcourir l’étendue, du regard, de son pas, il marche et l’œil divague comme un océan incertain, couleurs, matières en mouvement , informes car la marche immerge dans une sensation vaste, seule la perception qu’il en a le porte, le prolonge, Dans cette élongation de l’espace qu’est le pas, pensées et rêves envahissent le regard, Il ne s’est pas arrêté, il hume dans l’énergie du cheminement, la vitalité englobe tous les temps et l’effort physique prélude à la vision, il se sent vivre, plus tard il y repensera, à la manière des peintres chinois qui rentrés chez eux livrent le voyage à l’encre au papier. Là, il se rempli de l’odeur du monde, salue les fourmis, les coques et les cosses, les élucubration des branches d’eucalyptus au vent bleu, il s’amuse des glissades dans le graviers du chemin et repense aux lieux du monde qu’il a connu, lieux de glace, minéraux et ruisseaux, douceur et incandescence, qui l’habitent mieux que d’y être, la Tasmanie ...